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Dernières parutions

Le Bonheur. Essai sur la joie

de Robert Misrahi

Les Philosophes qui jugent aujourd’hui le bonheur impossible ne font que prolonger un courant qui, de Platon à Kant, en a toujours différé la réalisation. Ils oublient ainsi l’autre courant qui, d’Aristote à Ernst Bloch en passant par Spinoza, avait ouvert une autre voie, en faisant du bonheur la joie en acte : à la fois premier objet de la pensée et noyau d’une existence heureuse et significative. Ce projet n’est pas irréalisable, encore moins impensable : la réflexion, quand elle transfigure le désir, met le bonheur à notre portée.

Quand cesse-t-on de vivre ?

Pour une définition de la mort humaine

de Bernard N. Schumacher

Les récentes découvertes technologiques liées à la transplantation d’organes humains et au maintien en vie de manière artificielle d’un être humain, ainsi que la controverse relative à l’euthanasie, ont suscité un débat passionné cherchant à résoudre la question de savoir à quel moment exact un être humain est mort. Si l’on veut être certain de ne pas tuer un être humain au moment de prélever ses organes, il est capital de commencer par définir la nature de la mort humaine puis d’élaborer des tests permettant de certifier le décès. Une telle définition implique une compréhension de la personne humaine et constitue le point de départ de la discussion éthique sur la fin de vie et des débats autour d’une politique publique des soins.

Symptôme nous tient

Psychanalyse, science, politique

de Gilles Chatenay

Qu’est-ce que le symptôme ? Si pour le langage courant comme pour la clinique médicale il est signe d’un dysfonctionnement, la psychanalyse en a révélé une autre valeur : il n’est pas la maladie, il est tentative de guérison, a pu dire Freud. L’être humain, d’être tissé de langage, a affaire à une dysharmonie fondamentale. Entre son être de chair et ses représentations — ce qu’il est pour l’autre et pour lui-même —, cela ne tient pas ensemble, réellement, et le symptôme est un nouage par lequel le sujet tente de faire tenir ensemble ce qui ne tient pas ensemble : un traitement du réel.

La cure psychanalytique est un traitement du réel du symptôme par la parole et la langue, et par l’étrange lien social qu’elle institue. Il y a donc du réel (mais où exactement ?) dans la langue, dans la parole et la lettre et le chiffre ; dans les savoirs, dont la science (logique, mathématiques, physique, économie, sciences du vivant, statistique) ; et dans le lien social, dont la politique (discours capitaliste, précarités, ségrégations et exils) : dans le monde de l’être humain, dans tout ce qui peut faire Autre pour lui, y compris son corps, ses pensées, ses amours et ses haines, ses paroles et ses actes, ses satisfactions et ses souffrances : lui-même.

 

Ce livre présente une investigation psychanalytique sur le réel dans le monde du sujet contemporain, articulée à des extraits de cas cliniques.

 


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